Lettre ouverte au préfet des syndicats CGT et SNUTAM-FSU de la DDTM 56.
Monsieur le Préfet,
En ce 8 mars 2026, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, alors que partout en France l’État affirme son engagement contre les violences sexistes et sexuelles et pour l’égalité entre les femmes et les hommes, nos organisations syndicales souhaitent vous alerter sur une situation qui n’a que trop durer.
Au sein du bâtiment Troadec demeure apposée la plaque commémorative de son inauguration par Jean-Vincent Placé, alors secrétaire d’État. Cette personne a depuis été condamnée à deux reprises par la justice, dont une fois pour des faits de harcèlement sexuel.
Par courrier en date du 24 octobre dernier, que vous trouverez en pièce jointe, nous avons sollicité Monsieur le directeur de la DDTM afin que cette plaque soit retirée. Celui-ci nous a indiqué ne pas disposer de l’autorité nécessaire pour prendre une telle décision et avoir saisi les ministères de tutelle afin d’obtenir un avis.
À ce jour, aucune suite n’a été donnée à cette demande. Pendant ce temps, cette situation profondément choquante et dégradante perdure et devient chaque jour plus difficile à accepter pour les agentes et les agents qui travaillent dans ce bâtiment d’État.
Il ne s’agit pourtant pas d’une démarche complexe : il suffirait de retirer cette plaque, sans mise en scène particulière, afin de mettre fin à cet hommage indigne.
Alors que notre société est aujourd’hui profondément marquée par la parole courageuse de Gisèle Pelicot, qui a choisi de rendre public l’outrage qui lui a été fait, alors que l’actualité n’en finit plus de mettre à jour des affaires sordides de violences sexuelles et sexistes, il serait incompréhensible que l’État continue d’honorer un délinquant sexuel dans ses propres murs.
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons solennellement et instamment de prendre les mesures nécessaires afin que cette plaque soit retirée dans les plus brefs délais de ce bâtiment de l’État placé sous votre autorité.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre détermination à défendre la dignité et le respect dus aux agentes et aux agents de l’État.
L’union CGT / FSU
La lettre ouverte ouverte au directeur départemental des territoires et de la mer est visible ci-dessous.
MORBIHAN